Chaque année c’est le même constat, chaque année on a de nouveaux exemples de la nécessité de l’organisation et de la lutte contre l’Etat, ses gouvernements successifs, ses alliés fascisants et leurs relais liberticides. En Belgique, c’est le gouvernement Arizona, son prétendu recentrage budgétaire et les impôts des classes travailleuses qui alimentent en réalité la machine de réarmement. Les ressources volées dans les secteurs essentiels servent à préparer la guerre et à former la jeunesse au combat, nous plongeant vers un avenir qu’il nous est impossible d’accepter. La montée d’une logique autoritaire se traduit par la restriction des libertés publiques et associatives, une banalisation progressive de mesures fascisantes qui menacent les contestations sociales.
Face à ce constat qui ne fait que se clarifier d’années en années, nous refusons le dépit et l’abattement. Le monde que les puissances racistes, réactionnaires, classistes et validistes essayent de nous imposer est également le nôtre et nous devons le défendre.
On ne choisit pas nos luttes, mais on a le choix de nos tactiques.
On ne choisit pas nos luttes, elles nous sont imposées. Impérialisme et interventionnisme, colonisation et génocides, enfermement et criminalisation des résistances, réarmement et propagande militariste, pression envers les travailleur·euse·s et destruction du vivant.
Nous avons choisi nos tactiques et nous le revendiquons. Elles sont nombreuses et diverses.
Elles permettent aux travailleur·euse·s de résister face à des conditions d’exploitation intenables.
Elles créent des réseaux d’entraides qui pallient la destruction des services publics.
Elles permettent aux peuples opprimés de lutter par-delà les frontières imposées par l’ordre impérialiste.
Elles permettent la solidarité entre les peuples, entre les victimes de répression, entre les habitant·e·s d’un même quartier, entre les victimes des politiques fascistes.
Elles soutiennent les grèves, les occupations et les actions directes qui font pression sur le pouvoir capitaliste.
Elles permettent la construction d’espaces démocratiques et auto-gérés.
Elles permettent le soin envers les personnes qui luttent, leurs lieux de vie et le vivant.
Elles permettent la révolution.
Travailleur.euse.s en activité, pensionné.e.s ou privé.e.s d’emploi, étudiant.e.s, personnes aidant.e.s, cet appel s’adresse à tou.te.s celleux qui subissent la course autoritaire et fascisante du gouvernement Arizona, ses conséquences en Belgique et partout dans le monde.
Cette année encore, le comité local des Soulèvements de la Terre de Bruxelles appelle à rejoindre le 1er Mai Révolutionnaire. Pour tou.te.s celleux dont les conditions de vie ne permettent pas de manifester, pour celleux qui n’ont pas la possibilité de circuler librement, pour celleux qui subissent la répression, pour celleux qui luttent ici comme ailleurs, nous serons là.
Tous.te.s au 1er mai Révolutionnaire
1er mai toute l’année
